Découvrons ensemble leur rôle présent et futur dans la lutte environnementale ! Cette conférence de Xavier Galaup et Pierre Guanzini offerte par Biblioromandie s’est tenue le jeudi 13 juin 2024.
Le changement climatique et les crises qu’il engendre remettent en question les actions et les priorités des bibliothèques publiques. En tant que centres de partage du savoir et de l’information, elles contribuent également à forger un imaginaire collectif en offrant l’accès à un large éventail d’œuvres de fiction.
Xavier Galaup et Pierre Guanzini, après avoir offert un aperçu historique et évoqué certains aspects du contexte actuel, présentent une série d’initiatives concrètes pour que les bibliothèques renforcent leur durabilité et servent de soutien à leurs communautés face aux défis climatiques. Ils soulignent également l’importance de construire un imaginaire durable et attrayant par le biais de la fiction et d’une vision utopique.
Les intervenants
Xavier Galaup est conservateur des bibliothèques en France. Il a de nombreuses expériences professionnelles en bibliothèque publique en particulier et est aujourd’hui formateur indépendant dans le domaine des bibliothèques. Ses sujets de prédilection sont par exemple les politiques documentaires, la médiation numérique, l’advocatie, l’action culturelle et tout ce qui concerne la mise en réseau des bibliothèques et les questions liées à la transition écologique en lien avec les bibliothèques.
Pierre Guanzini est assistant HES en filière Information science de la HEG à Genève. Il est actuellement en train de terminer un master en histoire générale à l’Université de Genève avec un axe sur l’histoire contemporaine environnementale.
Quelques ressources évoquées lors de la conférence
Elle a présenté plusieurs moyens visant à réduire l’usage des matières plastiques dans l’équipement des documents dans les bibliothèques de lectures publiques. Son travail fait aussi la part belle à des expérimentations déjà menées par des bibliothèques dans ce domaine. Enfin elle propose des pistes pour une mise en oeuvre des solutions décrites, notamment en matière de communication avec les publics.
Comment parler utilement et efficacement de la « valeur » des bibliothèques publiques, de leurs effets sur les populations et les régions, ainsi que de la question de leur accessibilité (et par conséquent de leurs horaires et jours d’ouverture) ? Il peut être utile de revenir sur certaines de leurs caractéristiques fondamentales et en particulier sur le fait qu’elles sont des institutions culturelles et sociales.
C’est ce que Christophe Evans propose de faire à partir d’une approche sociologique, mais aussi d’exemples concrets empruntés aux bibliothèques en Europe et dans le monde.
Christophe Evans est sociologue, responsable du service Études et recherche de la Bibliothèque publique d’information du Centre Pompidou. Spécialiste de la sociologie des publics des bibliothèques et de la méthodologie des enquêtes.
Dans notre parcours professionnel, nous avons toutes et tous à un moment donné râlé contre le système de classement de type « des chiffres et des lettres ». A titre personnel, je ressentais cette frustration avant tout quand je devais orienter le client. « La ville de Fribourg au Moyen-âge ? Bien sûr, c’est dans l’aile Nord de la bibliothèque, 9(49.441) HIST ». Là, il y a deux options : le client part sa boussole d’une main, et le plan de classement de l’autre, ou il quitte la bibliothèque.
En parallèle, nous avons toutes et tous l’habitude d’aller en librairie, et de trouver facilement le guide de voyage de Séville, sous Espagne > Andalousie > Séville, puis de choisir entre le Cartoville, le Lonely Planet ou le Guide du routard. C’est clair, simple, logique. Alors pourquoi deux institutions si proches dans leur fonctionnement– en caricaturant, les deux ont des livres classés sur des étagères – doivent-elles faire vivre deux expériences clients si différentes ?
Et vous dans vos bibliothèques ? N’avez-vous pas toutes et tous des petites collections sur ce modèle ? Cela a été le cas pour moi dans ma précédente fonction, mais la découverte d’un système de langage naturel à mon arrivée à MEMO, en Ville de Fribourg, a été révélatrice. Quand un enfant cherche son premier documentaire sur la planète Mars, c’est avec le sourire que l’on répond. «Va voir avec les autres livres sur le sujet dans « Natur erleben > Weltraum » » et non pas 629.29 BIZO Et quand votre bibliothèque accueille des collections en deux langues avec ces deux systèmes de classement, c’est assez… frustrant. Le développement du système de classement en langage naturel, assuré par la commission « standards » de Bibliosuisse, est donc une opportunité pour les bibliothèques bilingues certes, mais aussi pour toutes les bibliothèques romandes. Biblioromandie a donc voulu vous poser la question. Dans quelle mesure les bibliothèques publiques et scolaires suisses romandes seraient-elles intéressées par une adaptation de ce système en français ?